samedi 30 mai 2009

Merci...

Pour les gens qui ont trainé un peu sur ce blog de rechange.
Bon, finalement, je garde le chanoaji.
D'abord parce que c'est tout un micmac pour arrêter l'abonnement sans tout perdre (ils sont malins les commerciaux chez typepad !).
Ensuite parce que c'est toujours bon d'avoir une page sur le net, pour partager ses coups de coeur et faire connaître son travail.

Sur ce...

RDV sur Chanoaji.blogs.com
Le courrier électronique fonctionne également très bien.

Bon week-end.

Romain

lundi 18 mai 2009

Klezmer Paris 2008



Petit souvenir de l'année 2008. Beaucoup d'émotion pour les klezmorim en herbe réunis pendant une semaine pour apprendre et partager avec de très grands musiciens venus du monde entier.

dimanche 10 mai 2009

Le poète mangeur de lions

J'avais dit que j'arrêtais ce blog.
C'est toujours le cas.
Mais je ne résiste pas aujourd'hui à vous faire profiter d'un peu de poésie chinoise.

Je vous invite à cliquer sur ce lien pour écouter le beau poème intitulé "Le poète mangeur de lions dans son repère de pierre.

Il s'agit d'un poème écrit dans le courant du vingtième siècle par le linguiste chinois Yuen Ren Chao. Je suis sûr que la plupart des étudiants de chinois le connaisse, mais pour les gens comme moi pour qui ça reste du chinois, voici la traduction en français (merci Wiki) :

Dans un repaire de pierre se trouvait le poète Shi, qui aimait manger des lions, et décida d'en manger dix.
Il se rendait régulièrement au marché pour trouver des lions.
Un jour à dix heures, dix lions arrivèrent justement au marché.
À ce moment, Shi arrivait aussi justement au marché.
Voyant ces dix lions, il les tua avec des flèches.
Il ramena le corps de ces dix lions au repaire de pierre.
Le repaire de pierre était humide. Il demanda à ses assistants de l'essuyer.
Après que le repaire de pierre fut essuyé, il essaya de manger ces dix lions.
Quand il mangea, il se rendit compte que ces dix lions étaient maintenant dix corps de lion en pierre.
Essayez d'expliquer ceci.


Non, non, ne me remerciez pas !

Romain

mardi 21 avril 2009

20ème jour

Bonjour les gens,
Bienvenue sur mon blog.
Ca fait 20 jours que je suis à Kyôto, entre le laboratoire, le dôjô et les cours de danse.
Tout va bien.

En fait, ce petit message est... un message de rupture.

Fini le blog.

Je me suis rendu compte de deux choses :

1. Que je passe beaucoup d'heure à tapoter sur mon clavier pour mes recherches.

2. Qu'il est très difficile d'écrire quelque chose qui parle à tout le monde.

Je n'ai plus la prétention de vous faire découvrir le Japon. D'autres blogs le font très bien, et mon blog de Tochigi est encore accessible (pour quelques mois).

Si je romps avec le blog, je n'ai pas l'intention par contre de me séparer de vous, amis, collègues, famille. Vous connaissez mon adresse électronique ?
Je me ferai un plaisir à répondre à chaque courrier et à venir moi-même aux nouvelles de temps en temps.

Dé-facebooké, dé-msnisé, dé-blogé. Me voici de nouveau un ermite du web.

A bientôt In Real Life (ou sur gmail) !

Romain

vendredi 3 avril 2009

Après un peu de repos

Tiens, il pleut aujourd'hui. C'est dommage. L'atmosphère s'est réchauffée mais le ciel s'est couvert. Même les cerisiers sont un peu gris. Je prendrai des photos plus tard.

Le calme règne à la cité U d'Ôbaku. Par ma grande fenêtre, du premier étage, j'aperçois quelques toits, des arbres et une fumée blanche qui s'élève mollement, ce qui signale sûrement un établissement de bain.

Calme et propre. Seulement deux jours que je suis là, donc c'est encore propre.

J'ai mangé hier soir chez Dave, un autre français qui loge ici. Curry thaï, Minnie Ripperton et discussions de gaijins avertis. Un bon moment.

J'ai mis les pieds à la fac, bien plus tôt dans la journée, accueilli par le carnaval des clubs sportifs et culturels. Les jeunes japonais ici sont les mêmes que partout ailleurs, les garçons sont tous fiers d'exhiber leurs quelques mots d'anglais, les filles minaudent et piquent des fards. J'ai l'impression d'avoir sous les yeux mes petits lycéens de Tochigi, où j'ai enseigné deux ans, devenus des étudiants de première année. Qui sait les aventures trépidantes qui les attendent ? Je passe mon chemin et vais à la rencontre de mon directeur.

C'est une première rencontre sympathique, avec un homme d'un certain âge très prévenant et de surcroît francophile. Il me guide dans mes dernières formalités administratives et me fait faire le tour de ce qui sera l'essentiel de mon univers pour les mois à venir : centre de recherche, bibliothèque, autre centre de recherche, autres bibliothèques...

J'ai un bureau qui m'attend dans un petit "labo" de sciences humaines. Mes collègues sont japonais, chinois, allemand et anglais. Un hanami est prévu dès mardi, pour faire connaissance. Mon premier cours est mercredi matin, à 8h15. Essayons de ne pas trop boire la veille.

J'ai finalement obtenu des cintres, après une petite randonnée au-dessus en-dessous de la voie ferrée et le long de voies rapides. Mes camarades en ont profité pour se fournir en accessoires de première nécessité, telle qu'une bouilloire pour se faire du café.

Refusant de me nourrir à l'épicerie du coin, j'ai finalement découvert un petit café très sympathique, avec un adorable chien (Ryu-chan) et une incroyable atmposphère "européenne" (anges, collections de dés à coudre et de soucoupes, Charles Trênet en musique de fond). La maîtresse de maison est très sympathique. Nous avons parlé de l'Italie pendant qu'elle me servait un "breakfast" composé d'oeufs, de saucisse, de toasts beurrés et de salade. Il y a beaucoup d'habitués et tout le monde se salue à l'arrivée comme au départ. Le bruit court que la base militaire juste en face ouvrira ses portes aux visiteurs demain pour leur permettre de voir de plus près ses magnifiques cerisiers.

Je vous ferai un rapport.

Déphasé

Bonjour,
Il est 4:18 dans ma petite chambre de la cité universitaire d'Ôbaku.
J'ai bien récupéré des 12h d'avion et des démarches administratives sans fin qui ont suivi.
Ôbaku est, pardonnez-moi l'expression, un trou. A cela s'ajoute la mauvaise surprise que la chambre où je loge est complètement vide. Disons que j'ai quand même le lit, le bureau, le frigo et trois placards, mais je n'ai même pas un cintre pour accrocher mes chemises !
Avec la première épicerie à 10 minutes de marches, je ne suis pas prêt de me meubler.

J'oublie de mentionner la beauté de la végétation et des grandes maisons en bois tout autour, qui m'ont quand même réchauffer le coeur, ainsi que la gentillesse des autres étudiants qui, qu'ils soient malais, polonais ou vietnamiens, partagent des rêves (et donc des inquiétudes) pareilles aux miens.

En à peine douze heures d'avion (et quelques films), j'ai quitté la tranquillité rassurante de mon petit village essonnien pour celle d'Ôbaku. Pour être honnête, je brûle d'aller à Kyôto, la grande et belle, et de me prendre la claque de ma vie sur le campus de l'université.
Fini le confort des repas chauds et lessives de ma mère. A partir d'aujourd'hui, chaque jour est une lutte solitaire où le moindre cintre, la moindre cuillère se mérite !

mercredi 1 avril 2009

Ale Brider